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Quel délai pour construire après l’achat d’un terrain ?

Acheter un terrain à bâtir sans construire tout de suite est une situation fréquente : projet de maison encore à définir, budget travaux à sécuriser, changement professionnel à venir, attente de la naissance d’un enfant… Mais beaucoup d’acheteurs s’inquiètent : ai-je le droit de garder un terrain vide pendant plusieurs années ? Y a-t-il un délai légal pour construire ? Quelles sont les conséquences fiscales ?

Ce dossier fait le point, de manière claire, sur les règles juridiques, les délais et les obligations lorsque l’on souhaite acheter aujourd’hui… et construire plus tard.

Sur le principe, oui : la loi n’impose pas de construire immédiatement après l’achat d’un terrain constructible. Il n’existe pas, au niveau national, de délai général qui obligerait tous les propriétaires à bâtir dans un certain laps de temps après l’acquisition.

En revanche, plusieurs éléments doivent être pris en compte.

Terrain constructible vs non constructible

  • Un terrain constructible est un terrain sur lequel la construction est autorisée par les règles d’urbanisme (zonage, destination, réseaux, etc.).
  • Un terrain non constructible est situé dans une zone où la construction est interdite ou très encadrée (zone agricole, naturelle, inconstructible pour raisons de risques, etc.).

Le fait qu’un terrain soit « constructible » n’oblige pas à construire, mais cela a un impact :

  • sur sa valeur ;
  • sur la fiscalité (taxes spécifiques) ;
  • et sur les règles locales qui peuvent encadrer les délais de construction.
  • le classement des zones (urbaines, à urbaniser, agricoles, naturelles…) ;
  • les règles de constructibilité (hauteur, emprise au sol, recul par rapport à la voirie, etc.) ;
  • parfois des orientations d’aménagement sur certains secteurs (densité, typologie des constructions…).

Le PLU ne vous impose pas forcément de construire dans un délai donné, mais il peut évoluer dans le temps. Garder un terrain longtemps sans construire, c’est accepter le risque que les règles d’urbanisme soient modifiées (par exemple, densification, nouvelles contraintes architecturales).

Cas particuliers : lotissements et ZAC

Certaines opérations d’aménagement prévoient, dans leurs règlements, des obligations de construire dans un certain délai :

  • En lotissement, le règlement ou le cahier des charges peut prévoir une obligation d’édifier une construction dans un délai souvent compris entre 2 et 3 ans après l’acquisition du lot.
  • En Zone d’Aménagement Concerté (ZAC), le cahier des charges de cession de terrain peut également imposer des délais d’édification.

Ces obligations ne découlent pas d’une loi générale, mais de documents contractuels et réglementaires propres à chaque opération. Il est donc indispensable de les lire attentivement avant de signer.

Délais dans le cas général (aucune obligation légale nationale)

Hors cas particuliers (lotissements, ZAC, clauses contractuelles spécifiques), vous pouvez conserver un terrain constructible sans construire pendant de nombreuses années, sous réserve de :

  • respecter vos obligations fiscales (taxes) ;
  • entretenir le terrain (sécurité, débroussaillage…) ;
  • rester attentif aux évolutions du PLU.

Il n’y a donc pas de « compteur légal » qui vous obligerait à déposer un permis ou à commencer les travaux dans un délai précis après l’achat.

Délais spécifiques en lotissement

Dans un lotissement, il est fréquent que :

  • le règlement de lotissement ou le cahier des charges impose de déposer un permis de construire, puis de commencer les travaux dans un délai généralement compris entre 2 et 3 ans après la vente du lot ;
  • l’objectif est d’éviter que certains terrains restent vides trop longtemps et de garantir une cohérence d’ensemble du quartier.

En cas de non-respect de cette obligation, des sanctions peuvent être prévues (action du lotisseur ou du syndicat des colotis, par exemple). D’où l’importance de vérifier ce point avant d’acheter.

Cas des Zones d’Aménagement Concerté (ZAC)

Dans une ZAC, le terrain peut être vendu via un cahier des charges annexé à l’acte notarié. Ce document peut prévoir :

  • un délai maximal pour déposer un permis de construire ;
  • un délai pour commencer les travaux ;
  • parfois, des conditions sur le type de construction (surface, destination, performance énergétique…).

Là encore, ces obligations sont propres à l’opération d’aménagement et non à l’ensemble des terrains constructibles en France.

Validité du permis de construire (3 ans, prolongeable)

Si vous avez déjà obtenu un permis de construire mais que vous ne commencez pas les travaux immédiatement, il faut garder à l’esprit :

  • le permis est en principe valable 3 ans ;
  • il peut être prolongé deux fois 1 an sur demande, sous certaines conditions (soit jusqu’à 5 ans de validité maximum), si les règles d’urbanisme n’ont pas évolué dans un sens défavorable.

Si les travaux n’ont pas commencé dans les délais (ou s’ils sont interrompus trop longtemps), le permis devient caduc. Vous devrez alors déposer un nouveau permis, qui sera examiné au regard des règles d’urbanisme en vigueur à ce moment-là.

Détenir un terrain sans construire n’est pas neutre sur le plan fiscal.

Taxe foncière sur les propriétés non bâties

Un terrain non bâti est en principe soumis à la taxe foncière sur les propriétés non bâties (TFPNB).

Le montant dépend notamment :

  • de la valeur locative cadastrale ;
  • des taux votés par les collectivités ;
  • et parfois de majorations spécifiques.

Majoration en zones tendues

Dans certaines zones dites « tendues », des dispositifs peuvent prévoir :

  • une majoration de taxe sur les terrains devenus constructibles et toujours non bâtis après plusieurs années ;
  • l’objectif étant d’inciter à la mise en construction des terrains pour répondre aux besoins de logement.

Les règles sont variables selon les communes. Il est donc important de se renseigner localement, notamment au service urbanisme ou auprès de votre notaire.

Taxe d’aménagement en cas de permis non utilisé

La taxe d’aménagement est due en principe lors de la délivrance d’une autorisation de construire, en fonction de la surface créée. Si vous obtenez un permis que vous n’utilisez finalement pas, la situation dépend :

  • si les travaux ne débutent jamais et que le permis devient caduc, il convient de vérifier avec la mairie et le fisc si la taxe est effectivement due ou non ;
  • en pratique, tant que les travaux ne sont pas commencés et qu’aucune déclaration d’achèvement n’est déposée, la taxe peut ne pas être mise en recouvrement, mais cela doit être confirmé au cas par cas.

Pour un panorama plus complet des taxes terrain constructible, il est recommandé de se référer aux informations actualisées de l’administration fiscale et de se faire accompagner par un notaire.

Même si vous ne construisez pas, vous avez des obligations en tant que propriétaire.

Entretien et sécurité du terrain

Vous devez veiller à :

  • entretenir le terrain (débroussaillage, coupe de la végétation envahissante, gestion des déchets…) ;
  • respecter les obligations locales de débroussaillage obligatoire (zones à risque incendie, par exemple) ;
  • éviter tout danger pour les tiers (puits non sécurisés, clôtures dangereuses, accès risqué, etc.).

En cas de manquement, la mairie peut intervenir (mise en demeure, exécution d’office, sanctions).

Responsabilité civile du propriétaire

En tant que propriétaire, vous pouvez être tenu responsable des dommages causés à des tiers à partir de votre terrain (chute d’un arbre sur la voie publique, blessure d’un passant…) même si le terrain est non bâti.

Il est donc recommandé de :

  • vérifier que votre assurance responsabilité civile couvre bien ce type de risque ;
  • prendre les mesures nécessaires pour limiter les dangers.

Servitudes et relations avec la municipalité

Votre terrain peut être grevé de servitudes (de passage, de réseaux, de vue…) que vous devez respecter, même si le terrain est vide.

Vous devrez également :

  • répondre, le cas échéant, aux demandes d’information de la mairie ;
  • respecter les prescriptions éventuelles (alignement, accès pompiers, etc.) si vous réalisez des aménagements légers (clôture, portail…).

Que vous souhaitiez construire immédiatement ou garder votre terrain quelques années avant de lancer votre projet, le choix du bon emplacement reste déterminant : qualité de l’environnement, desserte, règles d’urbanisme, potentiel de valorisation…

Acanthe propose un large choix de terrains à bâtir sélectionnés et viabilisés, au sein de lotissements ou d’opérations d’aménagement pensées pour offrir un cadre de vie durable et cohérent. En vous appuyant sur un aménageur-lotisseur :

  • vous bénéficiez d’un accompagnement sur les démarches d’urbanisme ;
  • vous disposez de documents clairs (règlement, PLU, servitudes) pour anticiper vos délais de construction ;
  • vous sécurisez votre projet immobilier sur le long terme.
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