Parce qu'une entreprise qui recrute regarde aussi où ses salariés vont pouvoir habiter. Dans le Grand Ouest, des artisans, des PME ou des Ehpad renoncent à des embauches faute de logements à proximité. On peut certes créer une zone d'activités ; si les gens font quarante-cinq minutes de route matin et soir, ils finissent par chercher ailleurs. Le logement n'attire pas l'emploi à lui seul. Mais sans logement, l'emploi part.
Oui, et on le sous-estime. On n'agrandit pas sa famille dans un T2 en location. Beaucoup de couples attendent d'avoir la maison, avec la chambre en plus et le jardin, pour envisager d'avoir un enfant. Dans nos quartiers, les naissances suivent les emménagements avec un décalage d'un à deux ans : les familles arrivent avec un enfant, le deuxième naît sur place. Et derrière, c'est l'avenir de l'école qui se joue. Une classe qui
ferme, c'est rarement un accident : c'est souvent dix ans sans construction en amont. Nous le constatons à chaque opération : vingt maisons, ce sont quinze à vingt-cinq enfants qui arrivent sur quelques années. Pour une école à trois classes, ça change tout.
Chaque ménage qui s'installe, c'est du pouvoir d'achat qui reste dans la commune. La boulangerie, le salon de coiffure, le médecin, l'agence postale : tout cela tient sur un volume d'habitants. Quand la population baisse, les services ferment un par un, et chaque fermeture
rend la commune moins attractive. Le logement est le levier le plus direct dont dispose un maire pour inverser ce mouvement.
Pas de chiffre magique, mais des seuils que tout le monde connaît sur le terrain : l'école, le commerce du quotidien, parfois le club de foot. En dessous d'un certain renouvellement de population, ces équilibres sont rompus. La taille compte moins que la dynamique. Une commune
de 800 habitants qui accueille cinq à dix ménages par an maintient ses services. Une commune de 1 500 habitants qui n'en accueille aucun finit par les perdre.
ACANTHE, aménageur-lotisseur indépendant du Grand Ouest, prend en charge les opérations d’habitat de bout en bout, acquisition du foncier, études, procédures, travaux, commercialisation, en restant l’interlocuteur de la commune tout au long du projet.
Un échange en début de mandat suffit souvent à clarifier ce qui est faisable, dans quels délais et à quel coût.
Par où un maire doit-il commencer pour lancer un projet de logements ? Le premier réflexe, c'est souvent de vouloir aller vite. Dans beaucoup…
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